Réponses de DéFI au questionnaire du Livre noir de l’enseignement supérieur en FWB

Après le MR jeudi 16 mai, c’est au tour de DéFI de présenter ses réponses au questionnaire du Livre noir de l’enseignement supérieur en FWB ce lundi. Nous proposerons en fin de semaine un résumé de toutes les réponses reçues et de premiers commentaires sur celles-ci. Nous espérons ainsi que nos lecteurs seront mieux éclairés pour le scrutin du 26 mai prochain.

Q 1. Quelle est votre analyse de la mise en œuvre du décret « Paysage » depuis son entrée en vigueur ? Le système d’organisation mis en place par celui-ci vous paraît-il satisfaisant ou pas et pourquoi ?

La 9e proposition du programme de DéFI en enseignement supérieur demande une évaluation du décret paysage.

La réforme de l’enseignement supérieur de 2014 visait des objectifs honorables, tels que l’harmonisation, la démocratisation de l’accès aux études, l’accroissement des synergies entre établissements, le renforcement de la visibilité internationale ou l’individualisation du parcours de l’étudiant. Mais il ressort que le décret « Paysage » a surtout fait l’objet de critiques acerbes dont il faut tenir compte.

Ces critiques dénonçaient notamment une déresponsabilisation des étudiants face à leurs études, en leur donnant le sentiment erroné de réussite, mais aussi une dévalorisation des diplômes et une charge administrative énorme pour les universités.

C’est la raison pour laquelle, DéFI propose d’objectiver ces constats en lançant une évaluation externe et scientifique du Décret Paysage. L’évaluation permettra de mettre en évidence les points forts et les points faibles du décret. Cette analyse pourra être à la base de modifications du décret “Paysage”, afin de rendre celui-ci plus efficient dans l’atteinte de ses objectifs.

Q 2. Le problème majeur pointé par les contributeurs du Livre noir découle de la mise en place d’un système de réussite par accumulation de crédits plutôt que par année d’étude. Votre parti serait-il disposé, compte tenu de ces problèmes, à revenir sur le système actuel et à lui substituer à nouveau le processus de réussite par année ? Pourriez-vous, quelle que soit votre position à cet égard, justifier celle-ci ?

La démocratisation de l’enseignement supérieur a augmenté le nombre d’étudiants. Or, ces derniers ne sont pas toujours prêts, ni bien orientés.

Si la notion d’année d’études a disparu depuis 2013 au profit d’un système d’accumulation de crédits, il est possible d’estimer le taux d’échec à 60% à l’issue de la 1re année de bachelier. Autrement dit, seuls 4 étudiants sur 10 accèdent à la 2e année sans crédits résiduels, alors que 6 étudiants sur 10 se trouvent en échec partiel.

De nombreux étudiants ont une compréhension floue, voire partielle, de ce qu’implique l’accumulation des crédits résiduels. Le risque d’un allongement des études est également avéré.

A l’aune de ce constat, DéFI souhaite entamer une réflexion sur les effets positifs et pervers du système d’accumulation des crédits, mais il nous parait tout aussi essentiel d’accompagner ce travail par diverses mesures d’accompagnement des étudiants.

En effet, parmi les 60% d’échec à l’issue de la 1re année de bachelier, 40% sont le résultat d’une démotivation et / ou d’une erreur d’orientation. Il nous semble ainsi indispensable de renforcer l’organisation d’un encadrement adapté et systématisé, prenant en compte l’évolution des besoins des étudiants et de leurs spécificités.

A titre d’exemples non exhaustifs, il faudrait intégrer certains mécanismes (guidances, tutorats, méthodologie) dans le programme de chaque étudiant en Ba1 et Ba2, et rendre d’autres mécanismes facultatifs (test d’orientation, blocus assistés, …) sauf en cas de crédits résiduels, dans quel cas l’étudiant serait obligé ou invité vivement à intégrer dans son programme d’autres mécanismes d’aide plus spécifiques. Cela favorisait une meilleure responsabilisation des étudiants quant à leur situation de réussite ou d’échec (partiel ou total). En parallèle, cela nécessite évidemment une revalorisation de ces outils de soutien, ainsi qu’un meilleur financement.

En amont, il faudrait assurer une meilleure transition entre le secondaire et le supérieur en harmonisant davantage les codes et langages en termes de compétences, de savoirs et de savoir-faire, à travers notamment le travail des cellules d’orientation aux études supérieures.

Q 3. Dans l’hypothèse où votre parti serait favorable au maintien d’un système de réussite par accumulation de crédits, quelles mesures suggérerait-il afin de résoudre les multiples problèmes logistiques liés au fait que de nombreux étudiants se retrouvent avec des cours dans plusieurs blocs au sein d’un même cycle, voire de cycles différents (incompatibilités horaires, chevauchements d’examens, recul du présentiel, etc.) et les problèmes proprement didactiques et épistémologiques, tels que la délitement de la cohérence interne au parcours étudiant ou l’impossibilité, compte tenu des exigences du décret (par exemple, obligation d’octroyer un minimum de crédits à l’étudiant pour construire son programme annuel et obligation corrélative, dans un nombre non négligeable de cas, de transformer certains prérequis en corequis), de maintenir le caractère progressif d’un apprentissage ?

Comme explicité à la question n°2, DéFI est en faveur d’une évaluation du système de réussite par accumulation de crédits.

Q 4. Un autre effet inquiétant du décret « Paysage » consiste à bannir du vocabulaire des mots tels que « échec » ou « ajournement », au profit de termes brumeux tels que « en cours » qui, ainsi que le révèlent plusieurs enquêtes qualitatives, ont pour effet de priver les étudiants de signaux clairs en vue d’une réorientation éventuelle dans une autre filière. Ce n’est qu’au moment où ils deviennent « non-finançables » qu’ils se rendent compte, mais trop tard, de l’étendue du désastre. À nouveau dans l’hypothèse où votre parti serait favorable au maintien d’un système de réussite par accumulation de crédits, quelles mesures préconiserait-il en vue de rendre le système plus transparent et davantage réactif pour arrêter à temps des parcours étudiants voués à s’enliser ?

Dans l’attente d’une révision du système de réussite par accumulation de crédits suite à l’évaluation indépendante qui comprendra l’aspect « vocabulaire », le refinancement des outils d’accompagnement et de soutien des étudiants devraient pouvoir alerter les étudiants sur leur état d’acquisition des prérequis et des acquis.

En outre, DéFI défend un meilleur travail d’orientation avant et pendant le début des études de bachelier dans le but de rendre possible une réorientation éventuelle dans une autre filière, avant que cela ne soit trop tard.

Au-delà d’un renforcement et d’une promotion des activités des cellules d’orientation, ce travail d’orientation peut prendre la forme d’un test d’évaluation par une procédure uniformisée au sein des universités et hautes écoles de façon à aider les élèves à s’orienter sans caractère contraignant, vers une filière ou une autre.

Nous pourrions aussi promouvoir « le projet d’insertion professionnelle » tel qu’il est établi dans les universités françaises depuis 10 ans, pour les étudiants de Ba1 et Ba2. Ce projet facultatif prend la forme d’un travail réflexif, individuel et/ou collectif, impliquant à la fois une recherche académique et une insertion professionnelle (observations, entretiens, rencontres avec le terrain). En France, 30% des étudiants inscrits dans ce travail réflexif sur un métier se réorientent avant la fin de leur bachelier.

Q 5. Seriez-vous disposé, compte tenu des multiples critiques qui lui ont été adressées, à demander l’abrogation du décret définissant la formation initiale des enseignants ou, tout au moins, à en reporter la date d’entrée en vigueur afin de l’amender suffisamment par l’adoption d’un décret modificatif en vue de répondre à la majorité de ces critiques ? Pourriez-vous justifier votre position?

Malgré les faiblesses, les incohérences et les manquements du décret définissant la formation initiale des enseignants, DéFI n’est pas en faveur d’une abrogation de celui-ci.

Cela faisait plus de 10 ans que nous l’attendions, la formation initiale des enseignants est une nécessité. Nous connaissons une pénurie d’enseignants sans précédent ; le métier est dévalorisé et délaissé. Pourtant, les enseignants sont au cœur de la motivation des élèves et d’un système éducatif performant. Ils sont donc en première ligne et, avant de les envoyer au front, il faut les outiller. Ils doivent être reconnus, motivés, formés et valorisés.

Quatre raisons parmi d’autres expliquent notre position :

– Allonger la durée des études constitue pour DéFI une mesure positive. Aujourd’hui, les enseignants estiment que la formation qu’ils ont suivie est excessivement dense, mais très peu adaptée à la réalité actuelle des classes. La formation proposée n’est pas satisfaisante et nous croyons qu’un allongement du cursus sera bénéfique à la préparation des enseignants. Une réforme est toutefois souhaitable en ce que la dernière année d’études devrait être réalisée en alternance avec un travail en classe (et rémunéré). Ce qui permettrait, d’une part, de limiter les effets de l’allongement de la formation sur la pénurie, d’autre part de former sur le terrain, et de rémunérer les étudiants au cours de leur quatrième année, ensuite, de permettre d’apporter de l’aide aux titulaires en classe, enfin, de diminuer le coût de la FIE pour la collectivité.

– La structure de la formation en sections est un élément très positif. En tout cas, l’association du maternel et du primaire pour les sections 1 et 2 est tout à fait pertinente par rapport au suivi dans les premiers apprentissages, à la fois en termes de décloisonnement et de valorisation des enseignants du maternel. Il est vrai que cette organisation peut faire craindre des concurrences entre sections, dont certaines pourraient être surpeuplées et d’autres peu fréquentées, mais seul l’avenir nous le dira.

– Les disciplines et appariements proposés permettront plus de décloisonnement et de transversalité entre les disciplines, ce que DéFI considère comme un des grands enjeux de l’enseignement de demain. Cependant, nous déplorons l’absence d’un appariement entre les disciplines du français et du FLE, qui figurait pourtant dans la première version du texte.

– Pour DéFI, la co-diplomation est une richesse qui répond aussi à notre souci d’abattre les murs. Elle permet de profiter des avantages pédagogiques d’un établissement et théoriques d’un autre. En outre, elle est susceptible de mettre un terme à la concurrence inutile entre les deux types d’établissements, qui deviendront désormais complémentaires.

Toutefois, le texte pourrait être amendé pour répondre aux nombreuses incohérences et aux questions laissées sans réponse : la garantie qu’un allongement des études sera accompagné d’un renforcement des aides sociales aux étudiants ; la question du coût et du financement basé sur des spéculations floues et contradictoires ; la faisabilité pratique et administrative de la codiplomation ; les lacunes dans certains appariements ; la façon dont les infrastructures des hautes écoles et des universités seront adaptées aux nouvelles postures de formation prônées par le décret ; les dispositions prises en amont pour conseiller au mieux les étudiants qui souhaiteraient s’engager dans des études pédagogiques ; l’articulation entre la réforme de la formation initiale des enseignants et la formation continuée ; l’articulation entre les familles disciplinaires élargies avec les mesures du décret «Titres et fonctions», etc. 

Pour toutes ces questions, le report de l’entrée en vigueur du décret « formation initiale » doit être envisagé. Cela permettrait de prendre le temps d’amender le texte pour répondre aux incohérences du décret.

Q 6. En particulier, comment jugez-vous la volonté exprimée dans le décret FIE d’imposer d’emblée aux étudiants de choisir entre une filière « didactique » et une filière « disciplinaire », accompagnée en outre d’un financement préférentiel pour la première, avec le risque d’affaiblir, à terme, la qualité de la recherche en FWB ?

Tout comme nous l’avons développé ci-dessus, l’enseignement exige une formation initiale d’excellence. DéFI soutient le principe d’une orientation didactique dès le début des études, avec la possibilité pour les étudiants ayant entamé un cursus « disciplinaire » de s’orienter en cours, moyennant un complément de crédits, et inversement.

Ce choix nécessite une nouvelle fois un vrai travail d’orientation (en secondaire et en début de parcours), et une revalorisation du métier d’enseignant.

Comparaison n’est pas raison ; en Finlande, la formation initiale des enseignants dure cinq ans, mais il s’agit d’un pays différent du nôtre, notamment en termes de produit intérieur brut (PIB) et de densité de la population. Cependant, les étudiants sont sélectionnés à l’entrée et seuls 10 % des candidats obtiennent un poste, tandis que le métier d’enseignant est le deuxième métier le plus attractif. Comme l’a récemment suggéré la presse en publiant la liste des professions les plus attractives de Belgique, nous sommes loin de ce résultat.

Q 7. Aussi bien à propos du décret « Paysage » que du décret « FIE », de nombreux acteurs de terrain pointent l’extraordinaire complexité des systèmes mis en place, ainsi que leur non moins extraordinaire immixtion dans des questions qui devraient davantage relever de l’autonomie pédagogique des institutions que d’articles de décrets. Ainsi, la quadrimestrialisation quasi-automatique des enseignements, il est vrai tempérée par la possibilité encadrée (trop encadrée, selon certains, et assortie de trop de contraintes) de maintenir un rythme annuel pour certains cours, n’a pas vocation à figurer dans un texte juridique tel qu’un décret. Quelles mesures serait-il possible, selon votre parti, de mettre en place pour redonner de l’autonomie aux établissements d’enseignement supérieur dans les choix pédagogiques ?

DéFI rejoint votre commentaire concernant la complexité des systèmes mis en place. C’est l’une des raisons pour laquelle nous demandons une évaluation du Décret « Paysage », comme nous vous l’avons indiqué aux réponses des questions 1 à 3.

L’immixtion du politique dans des questions qui devrait relever de l’autonomie pédagogique des institutions, cela fait écho à un débat que DéFI avait eu en Commission Culture : « la tâche d’une ministre de la Culture doit-elle se limiter à avaliser les avis des représentations de terrain ? Ne serait-ce pas la disparition d’une réelle vision politique en matière de Culture ? Ne pourrions-nous pas imaginer un ministre de la Culture qui, en vertu de son orientation politique et du programme pour lequel il aurait été élu, prioriserait les mesures et les décisions ? » demandait Joëlle Maison à la Ministre de la Culture …

Nous pensons qu’il serait opportun d’avoir un débat similaire pour les Universités : qu’est ce qui relève de l’autonomie pédagogique des institutions universitaires ? Qu’est ce qui relève du champ d’action du politique ? Pour DéFI, il est essentiel de laisser suffisamment d’autonomie à nos Universités, en faisant davantage confiance aux acteurs de terrain de la communauté universitaire.

Plus concrètement, DéFI propose des mesures pour redonner de l’autonomie aux établissements d’enseignement supérieur, en particulier l’autonomie complète des Universités dans la définition des programmes d’enseignement (les programmes de cours, l’offre de formation). Cela passe par : a) la suppression, après évaluation, des articles de décrets qui vont à l’encontre de ce principe (notamment dans le décret Paysage) ; b) le financement suffisant des Universités : le fait de diminuer les fonds réduit l’offre d’enseignement, où les cours peu fréquentés, c’est à dire plus spécialisés (ce qui en principe fait le propre de l’université) passent à la trappe. Il y a certes des choix des universités mais c’est l’absence de financement suffisant par le politique qui conditionne ces choix.

Q 8. Quelles mesures concrètes et urgentes considérez-vous prioritaires afin d’améliorer l’encadrement décrétal de l’enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles ?

Renvoi aux réponses aux autres questions.

Q 9. Compte tenu du sentiment de nombreux acteurs de terrain de l’enseignement supérieur de n’avoir pas été associés aux discussions relatives à l’élaboration des décrets « Paysage » et « FIE », pourriez-vous indiquer des exemples de mécanismes participatifs que votre parti pourrait suggérer afin d’associer à la discussion enseignants, chercheurs, administratifs et étudiants autrement que par des mécanismes de représentation qui se sont révélés, in fine, peu convaincants.

Chez DéFI, il nous semble primordial d’améliorer la consultation avec les acteurs de terrain de l’enseignement supérieur à intervalles réguliers afin de :

  • Mieux saisir les besoins et les demandes des Universités,
  • Elaborer des décrets plus en phase à les réalités quotidiennes vécues,
  • Améliorer la qualité et la durée de vie des décrets,
  • Construire un consensus large au sein de la communauté universitaire afin d’augmenter le niveau d’adhésion aux réformes.

Pour ce faire, les mécanismes de représentations existants ne sont pas suffisants. DéFI propose de créer des nouveaux outils et mécanismes participatifs afin d’associer étroitement enseignant, chercheurs, administratifs et étudiants. Citons par exemples :

  • L’organisation régulières de consultations des professeurs, étudiants et administratifs via des mécanismes participatifs tels que les « Focus groups » ou des « conférences de consensus ».
  • Des invitations régulières des académiques aux Commissions du Parlement pour participer aux travaux.
  • La mise en place de sondages électroniques pour sonder la communauté universitaire sur les mesures présentées par le Gouvernement et les attentes des Universités.

10° quelles sont les mesures dans le domaine de l’enseignement supérieur qui conditionneraient la participation de votre parti à une majorité parlementaire (soit mesures qu’il jugerait indispensables au point d’en faire une condition d’entrée dans une majorité, soit mesures – ou absence de mesures – qu’il jugerait à ce point incompatibles avec ses principes qu’il préfèrerait être dans l’opposition) ?

Au niveau fédéral, DéFI fait de la suppression du contingentement INAMI une condition de participation à une coalition fédérale.

Tout au long de la législature, DéFI a dénoncé le système de contingentement instauré à l’encontre des étudiants en médecine et en dentisterie.

Le contingentement fédéral limitant le nombre de médecins et de dentistes a montré ses effets pervers et négatifs, tant sur le terrain de l’offre médicale qu’au niveau des études universitaires permettant d’accéder à ces professions.

Le seul résultat de cette politique de contingentement est de générer une pénurie de médecins déjà effective en Wallonie et en germe à Bruxelles. Ces pénuries sont scientifiquement démontrées et posent un problème important en termes de santé publique pour la population. Selon les dernières estimations, 119 communes wallonnes sur les 262 sont confrontées à une pénurie de médecins généralistes. A Bruxelles, 45% des généralistes seront à la pension d’ici 10 ans, et près d’un quart des quartiers bruxellois sont déjà considérés en pénurie.

Le constat est identique pour les médecins-spécialistes. Près d’un patient sur cinq dénonce un délai d’attente pour obtenir un rendez-vous chez le spécialiste. Or, les délais d’attente dépendent de l’effectif disponible réduit par les énormes difficultés à recruter certains profils.

Ce système plonge également les étudiants dans l’incertitude, alors qu’ils ont décidé d’entamer des études aussi longues qu’essentielles. Sur 1.138 étudiants admis en médecine et en dentisterie en 2018, un peu moins de 600 diplômés obtiendront à l’issue de leurs études un numéro INAMI leur permettant de pratiquer en Belgique.

Pour DéFI, il faut :

●              Abroger le système dit du numerus clausus limitant le nombre global de médecins, et de dentistes, au nom de l’inadéquation du système et de la pénurie de médecins dans certaines zones et certaines spécialisations.

●              Etablir un diagnostic et des projections scientifiques concernant les besoins en profession de soins de santé des francophones.

●              Faire confiance aux universités en reconnaissant leur capacité à garantir une formation de qualité et à fixer leurs modalités de sélection tout au long du cursus universitaire.

Au niveau de la Fédération Wallonie-Bruxelles, voici, ci-dessous, les propositions qui sont prioritaires pour DéFI. En cas de négociations sur une participation au gouvernement de la FWB, DéFI compte mettre ces 6 propositions sur la table :

  • Pour les universités et la recherche :

a. Refinancer l’enseignement supérieur.

b. Evaluer les effets du décret « Paysage ».

c. Refinancer la recherche fondamentale.

  • Pour les étudiants :

d. Favoriser l’aide à la réussite et garantir une meilleure orientation en début de parcours

e. Faire de nos étudiants des citoyens à l’esprit critique.

f. Réduire la précarisation du milieu étudiant.

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