Réponses du cdH au questionnaire du Livre Noir de l’enseignement supérieur en FWB

Après le MR le 16 mai, DéFI le 20 mai, le PS le 21 mai et le PTB le 22 mai, c’est au tour du cdH de présenter ses réponses au questionnaire du Livre noir de l’enseignement supérieur en FWB ce mercredi. Nous proposerons en fin de semaine un résumé de toutes les réponses reçues et de premiers commentaires sur celles-ci. Nous espérons ainsi que nos lecteurs seront mieux éclairés pour le scrutin du 26 mai prochain.

Q 1. Quelle est votre analyse de la mise en œuvre du décret « Paysage » depuis son entrée en vigueur ? Le système d’organisation mis en place par celui-ci vous paraît-il satisfaisant ou pas et pourquoi ?

Le décret Paysage partait de la volonté d’améliorer le parcours académique des étudiants ainsi que la coordination et la complémentarité de l’offre d’enseignement supérieur.

Toutefois, il a entraîné une surcharge administrative considérable et chronophage pour les institutions en raison de la complexification des parcours d’étudiants, surcharge qui a induit la nécessité d’engager du personnel complémentaire pour rencontrer les exigences du nouveau dispositif, outre que les conditions d’exercice des activités d’enseignement se sont détériorées avec l’augmentation du nombre d’étudiants. Les technologies liées au numérique impactent aussi l’ensemble des personnels (administratifs, enseignants…) qui doivent s’adapter aux profondes réformes qu’elles induisent dans l’enseignement et dans l’organisation administratives des institutions.

Plus globalement, les relations entre les établissements d’enseignement supérieur, qui devaient être pacifiées, ne le sont toujours pas. Elles se sont par ailleurs bureaucratisées. La limitation des établissements par zone géographique ne correspond pas à la portée universaliste de nos universités. La concurrence (course aux habilitations) est restée très forte. L’offre de formations n’a pas pu être rationalisée et doit encore s’adapter aux défis de la quatrième révolution industrielle.

Bref, le décret Paysage doit faire l’objet d’une évaluation (interne et externe, européenne en l’occurrence) et être impérativement corrigé. Le cdH a très clairement inscrit cet objectif dans son programme. Les décrets « Paysage II » et « Paysage III » ont déjà permis d’améliorer le texte initial et son interprétation. Nous devons poursuivre ce travail lors de la prochaine législature.

Q 2. Le problème majeur pointé par les contributeurs du Livre noir découle de la mise en place d’un système de réussite par accumulation de crédits plutôt que par année d’étude. Votre parti serait-il disposé, compte tenu de ces problèmes, à revenir sur le système actuel et à lui substituer à nouveau le processus de réussite par année ? Pourriez-vous, quelle que soit votre position à cet égard, justifier celle-ci ?

Le cdH est inquiet au sujet des « sacs à dos » que des étudiants traînent pendant des années. Aussi, le cdH a inscrit noir sur blanc dans son programme électoral sa volonté d’obliger les étudiants qui s’inscrivent en master d’avoir réussi auparavant les cours nécessaires à l’obtention du diplôme de bachelier, sauf délibération contraire du jury. La possibilité actuelle laissée aux étudiants de suivre 75 crédits devraient aussi être réexaminée. Cette possibilité handicape l’étudiant qui n’a pas réussi en alourdissant encore son cursus. Enfin, dans son programme, le cdH s’engage clairement à monitorer l’évolution des parcours académiques des étudiants, à globaliser les données sur l’ensemble de la Fédération Wallonie-Bruxelles en vue d’objectiver les effets de la réforme et d’adapter le dispositif en conséquence. Cette analyse est un préalable à l’adaptation du système d’accumulation de crédits.

Revenir d’emblée sur le système d’accumulation des crédits n’est pas envisageable sans une évaluation approfondie car il présente aussi des avantages. Ce système offre aux étudiants l’occasion de progresser dans leurs études à leur rythme. Il leur permet de s’adapter progressivement aux exigences de l’enseignement supérieur, de ne pas perdre de temps en cas d’échec partiel ou de réorientation. Il leur permet de cumuler plusieurs cursus facilement. Ce système semble réussir aux étudiants qui disposent de ressources, psychologiques (affectives et cognitives), sociales (réseau d’informations et d’appuis) et économiques, rendues nécessaires par la relative autonomie laissée aux étudiants. Il les rend davantage acteurs de leurs formations. Si la nouvelle organisation des études supérieures présente sans conteste de nombreux avantages pour les étudiants bien informés et responsabilisés, elle peut néanmoins être un piège pour ceux qui visent le programme minimum. Elle tend à allonger la durée des études et augmente dès lors le coût de celles-ci pour les familles et pour les pouvoirs publics. La question des étudiants qui deviennent non finançables nous préoccupent particulièrement.

Des conseillers académiques aux études ont été mis en places dans les établissements d’enseignement supérieur. Ces conseillers (et les jurys d’études) suivent et accompagnent les étudiants dans leurs choix de programmes. Ils seraient encore, malgré les efforts du gouvernement, en nombre insuffisant, en comparaison de la Flandre (un mi-temps pour 200 étudiants).

Q 3. Dans l’hypothèse où votre parti serait favorable au maintien d’un système de réussite par accumulation de crédits, quelles mesures suggérerait-il afin de résoudre les multiples problèmes logistiques liés au fait que de nombreux étudiants se retrouvent avec des cours dans plusieurs blocs au sein d’un même cycle, voire de cycles différents (incompatibilités horaires, chevauchements d’examens, recul du présentiel, etc.) et les problèmes proprement didactiques et épistémologiques, tels que la délitement de la cohérence interne au parcours étudiant ou l’impossibilité, compte tenu des exigences du décret (par exemple, obligation d’octroyer un minimum de crédits à l’étudiant pour construire son programme annuel et obligation corrélative, dans un nombre non négligeable de cas, de transformer certains pré-requis en co-requis), de maintenir le caractère progressif d’un apprentissage ?

Le cdH vous renvoie à la réponse à la question précédente. En outre, le cdH ajoute qu’il est favorable à un renforcement du personnel encadrant dans les institutions. C’est l’objectif de sa proposition de refinancement de l’enseignement supérieur (voir plus loin). Il nous semble également impératif d’aider les institutions à s’adapter à l’ère numérique afin, notamment, de simplifier les processus administratifs d’admission et de suivi des étudiants, ainsi que le contrôle de leur finançabilité.

Q 4. Un autre effet inquiétant du décret « Paysage » consiste à bannir du vocabulaire des mots tels que « échec » ou « ajournement », au profit de termes brumeux tels que « en cours » qui, ainsi que le révèlent plusieurs enquêtes qualitatives, ont pour effet de priver les étudiants de signaux clairs en vue d’une réorientation éventuelle dans une autre filière. Ce n’est qu’au moment où ils deviennent « nonfinançables » qu’ils se rendent compte, mais trop tard, de l’étendue du désastre. A nouveau dans l’hypothèse où votre parti serait favorable au maintien d’un système de réussite par accumulation de crédits, quelles mesures préconiserait-il en vue de rendre le système plus transparent et davantage réactif pour arrêter à temps des parcours étudiants voués à s’enliser ?

Pour éviter les étudiants de « s’enliser », que l’on soit favorable ou non au maintien d’un système de réussite par accumulation de crédits, le cdH estime qu’il y a un profond travail à réaliser sur l’orientation des élèves du secondaire et sur la transition secondaire – supérieur. Le libre choix et le libre accès aux études supérieures doivent être assurés. Mais l’exercice de cette liberté de choix des étudiants doit être beaucoup mieux accompagné en investissant dans l’orientation des élèves et en conscientisant les jeunes, tout au long de leur scolarité obligatoire, aux implications de leur choix d’orientation. Cet objectif est prévu dans le Pacte pour un enseignement d’excellence. Très concrètement, le cdH propose (voir le chapitre « Réussir l’école de l’excellence pour chaque enfant » du programme du cdH), notamment, de prévoir des évaluations externes certificatives à la fin de l’enseignement secondaire de transition en français et en histoire, comme aujourd’hui, mais aussi en mathématiques et en sciences, afin de s’assurer que tous les élèves aient le niveau suffisant pour commencer l’enseignement supérieur. Le cdH propose aussi de limiter les effets de rupture entre le secondaire supérieur et les différentes filières des études supérieures, par exemple, en renforçant l’échange à propos des référentiels et la mobilité́ des personnels des deux niveaux d’enseignement.

Pour éviter autant que possible encore des erreurs d’orientation, le cdH souhaite étudier l’opportunité d’instaurer, à l’entrée de l’enseignement supérieur, un test d’orientation obligatoire, non contraignant, adapté à chaque cursus. Il doit aider les étudiants à prendre conscience des compétences minimales requises et de combler leurs lacunes éventuelles. Les étudiants seraient autorisés à se tester dans plusieurs filières. Tous les futurs étudiants, ayant échoué au test d’orientation ou à une partie de ce test, non désireux de se réorienter, devraient suivre un programme adapté et des activités de remédiation.

Le cdH considère aussi qu’un effort doit être fait pour inciter les étudiants à mettre plus rapidement « le pied à l’étrier ». Le cdH est ainsi sensible à l’idée d’avancer la rentrée académique et de ramener la date limite des inscriptions dans l’enseignement supérieur au 30 septembre (aujourd’hui le 30 octobre) pour placer les étudiants dans de meilleures conditions d’apprentissage dès le début de l’année académique. Le cdH l’a prévu dans son programme. Il nous semble aussi qu’il faut autoriser et développer, dans les filières d’études qui peuvent s’y prêter, des bacheliers généralistes (exemple en sciences de la santé ou en sciences exactes).

Avant de conclure qu’un étudiant est voué à s’enliser, le cdH considère qu’il faut lui offrir des aides à la réussite. Celles-ci ont été renforcées. Une évaluation de leur impact a été réalisée. Elle conclut qu’il faudrait davantage développer la remédiation immédiate dans le cadre des programmes de cours, développer le tutorat par les pairs et des formules qui ont fait leurs preuves telle le « Passeports pour le bac ». Le cdH souhaite encore que l’on examine la nécessité d’élargir ces dispositifs d’aides à la réussite aux étudiants bénéficiant de passerelles ou entrant dans le deuxième cycle. C’est prévu dans notre programme.

Il n’empêche : le décret « finançabilité » doit aussi faire l’objet d’une évaluation.

Q 5. Seriez-vous disposé, compte tenu des multiples critiques qui lui ont été adressées, à demander l’abrogation du décret définissant la formation initiale des enseignants ou, tout au moins, à en reporter la date d’entrée en vigueur afin de l’amender suffisamment par l’adoption d’un décret modificatif en vue de répondre à la majorité de ces critiques ? Pourriez-vous justifier votre position ?

Si nous avions exercé la compétence, l’allongement de la FIE aurait avant tout pris la forme de stages, mais ce n’était pas la volonté du PS. Nous restons favorables à une modification du décret en ce sens.

Le décret sur la formation initiale des enseignants a fait l’objet de longues concertations. Il est aujourd’hui indispensable de le mettre en œuvre dans les meilleures conditions possibles et d’en assurer bien entendu le suivi. Des moyens ont été prévus dans cet objectif à l’ARES. Le cdH pourrait envisager une entrée en vigueur différée si l’on rencontre des problèmes.

Les appariements de la section 3 (secondaire inférieur) doivent à tout le moins être revus à la lumière de l’avancée des référentiels de compétences. Le gouvernement de la Communauté française a d’ailleurs envoyé un courrier à la Cocofie demandant l’avis de celle-ci sur une nouvelle proposition. La Cocofie est la commission de concertation de la FIE créée par le décret et qui doit être mise en place incessamment. Elle est composée paritairement de représentants de l’obligatoire et du supérieur et doit s’assurer de l’adéquation de la FIE avec les besoins de l’enseignement.

L’aspect budgétaire de la réforme devra également faire l’objet d’un monitoring attentif.

Q 6. En particulier, comment jugez-vous la volonté exprimée dans le décret FIE d’imposer d’emblée aux étudiants de choisir entre une filière « didactique » et une filière « disciplinaire », accompagnée en outre d’un financement préférentiel pour la première, avec le risque d’affaiblir, à terme, la qualité de la recherche en FWB ?

Les programmes doivent encore être élaborés et il y aura de nombreuses passerelles permettant de se réorienter d’une filière vers une autre. Cela dit, le souci principal de la réforme, c’est bien de renforcer la qualité de l’enseignement et c’est à cette aune qu’elle doit être évaluée.

Q 7. Aussi bien à propos du décret « Paysage » que du décret « FIE », de nombreux acteurs de terrain pointent l’extraordinaire complexité des systèmes mis en place, ainsi que leur non moins extraordinaire immixtion dans des questions qui devraient davantage relever de l’autonomie pédagogique des institutions que d’articles de décrets. Ainsi, la quadrimestrialisation quasi-automatique des enseignements, il est vrai tempérée par la possibilité encadrée (trop encadrée, selon certains, et assortie de trop de contraintes) de maintenir un rythme annuel pour certains cours, n’a pas vocation à figurer dans un texte juridique tel qu’un décret. Quelles mesures serait-il possible, selon votre parti, de mettre en place pour redonner de l’autonomie aux établissements d’enseignement supérieur dans les choix pédagogiques ?

La question reste difficile car elle étroitement liée à la nouvelle organisation des études. Le décret Paysage a pour objectif général d’organiser la possibilité pour les tous étudiants d’effectuer un parcours cohérent en accumulant des crédits dans plusieurs établissements, de manière successive ou simultanée.

Quand bien même les établissements d’enseignement supérieur adhèrent à de principe, ils défendent leurs particularités et leurs spécificités sur le plan organisationnel et des pratiques pédagogiques. Des établissements souhaiteraient ainsi organiser leur enseignement suivant le rythme qui leur convient le mieux et ce rythme souhaité pourrait bien varier d’un domaine d’enseignement à l’autre. Des établissements regrettent ainsi l’obligation de quadrimestrialisation des activités et souhaitent un retour à l’annualisation des études. Ce rythme imposé par le décret Paysage, nous en avons conscience, perturbe l’organisation des études spécialement dans les Hautes Ecoles de type court et les ESA (qui travaillent par projets sur l’année).

La quadrimestrialisation pourra être (re)soumise à évaluation, comme le reste du décret Paysage.

De manière globale, le cdH est soucieux de sauvegarder la spécificité des établissements et des enseignements qui y sont donnés, qui sont d’une grande richesse et répondent de la sorte à la diversité des aspirations des étudiants mais aussi à la variété des formations et des pédagogies qu’elles nécessitent de mettre en place pour préparer notre avenir collectif.

Q 8. Quelles mesures concrètes et urgentes considérez-vous prioritaires afin d’améliorer l’encadrement décrétal de l’enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles ?

Selon certains observateurs du monde universitaire, les établissements seraient actuellement étranglés par un cadre légal inédit dans le temps et en Europe. Nous serions 28ième en Europe au classement en matière d’autonomie des institutions. Il y aurait trop de décrets et pas assez de liberté d’organisation, notamment par rapport à la Flandre. Le cdH souhaite accroître l’autonomie des établissements en réduisant certaines exigences décrétales. Celles-là sont facilement identifiables (par exemple assouplir la répartition des moyens que les directions des Hautes Ecoles et des ESA doivent affecter d’une part au personnel et d’autre part au fonctionnement).

Q 9. Compte tenu du sentiment de nombreux acteurs de terrain de l’enseignement supérieur de n’avoir pas été associés aux discussions relatives à l’élaboration des décrets « Paysage » et « FIE », pourriez-vous indiquer des exemples de mécanismes participatifs que votre parti pourrait suggérer afin d’associer à la discussion enseignants, chercheurs, administratifs et étudiants autrement que par des mécanismes de représentation qui se sont révélés, in fine, peu convaincants ?

Les réformes que vous mentionnez ont chacune fait l’objet d’une concertation préalable au processus législatif, que ce soit à travers les organes de représentation ou à travers des groupes de travail spécifiquement mis en place tels que les tables rondes de l’Enseignement supérieur, le GT4O, etc. Des nombreux avis et échanges ont été pris en considération tout au long de la rédaction jusqu’à l’adoption de ces décrets.

Le cdH a fait l’expérience d’une très large consultation dans l’enseignement obligatoire, avec le Pacte pour un enseignement d’excellence. Nous avons consulté les acteurs directs (PO, syndicats et associations de parents) mais aussi les enseignants eux-mêmes de même que les élèves et ce dans toute la Communauté française. Tous les acteurs de l’école se sont mis d’accord sur un état des lieux de notre système éducatif et ils ont dressé ensemble, en dépassant leur « précarré », une feuille de route dans l’intérêt des élèves mis au centre des préoccupations. Cette expérience devrait s’étendre dans l’enseignement supérieur tout en sachant qu’en enseignement supérieur, le travail n’est pas simple à réaliser. Les avis de l’ARES sur les projets gouvernementaux sont le résultat d’un consensus parfois très difficile entre les acteurs qui y sont représentés.

La procédure actuelle de concertation des projets gouvernementaux en matière d’enseignement supérieur fait aujourd’hui l’objet de deux procédures de concertation « parallèles » : l’une de l’ARES et l’autre de certains acteurs, à l’exclusion d’autres (syndicats, PO…). Aujourd’hui, les avis rendus par les acteurs de la sorte consultés sont, dans un certain nombre de cas, divergents de l’avis rendu par l’ARES. Il faut rendre cette procédure plus cohérente

Enfin, nous savons qu’aucune réforme, dans le secteur où elle est invitée à s’implémenter, ne peut se réaliser sans un monitoring et donc la mise en place de dispositifs d’observation et d’évaluation des politiques mises en place afin de corriger à temps leurs effets non désirables.

Q 10. Quelles sont les mesures dans le domaine de l’enseignement supérieur qui conditionneraient la participation de votre parti à une majorité parlementaire (soit mesures qu’il jugerait indispensables au point d’en faire une condition d’entrée dans une majorité, soit mesures – ou absence de mesures – qu’il jugerait à ce point incompatibles avec ses principes qu’il préfèrerait être dans l’opposition) ?

Le cdH veut refinancer l’enseignement supérieur de 250 millions – hors bâtiments et recherche – pour atteindre, à terme, la moyenne européenne. Le cdH veut intégrer ce refinancement dans les allocations de fonctionnement des institutions. Ces propositions ont été déposées par le cdH au Bureau du Plan qui a été chargé de l’évaluation des coûts budgétaires des programmes électoraux.

Le cdH entend aussi corriger le décret Paysage, finaliser les fusions souhaitées par les établissements et garantir la liberté d’association, travailler sur un réel allègement de la charge administrative et sur l’optimalisation de l’offre.

Le programme cdH est consultable sur le lien : http://www.lecdh.be/nos-idees/former-les-createurs- d-avenir.

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